Congrès interîles JOC


Promouvoir les emplois décents et durables

L'ouverture officielle de la rencontre interîles de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) a eu lieu au centre Carrefour, Port-Mathurin, le dimanche 15 avril dernier, en présence d'un parterre d'invités. Le thème de cette rencontre : «Les jeunes de l'océan Indien face à la précarité de l'emploi.»

Lors de son intervention, le commissaire de la Jeunesse et des Sports, Christian Agathe, a expliqué la philosophie du gouvernement régional : l'indépendance économique. Il est d'avis qu'il faudra miser sur la création d'emplois décents et durables afin que les jeunes apportent une contribution active dans la société. La jeunesse, a-t-il affirmé, est la ressource principale pour le développement du pays. Ils sont à la recherche de leur identité et sont pleins d'énergie, d'ambition et de rêve.

Dans son message, lu par père Jocelyn Patient, Mgr Alain Harel a estimé que cette rencontre permettra aux jocistes de réfléchir sur la précarité de l'emploi. Avec le décès d'Antoinette Prudence, ex-directrice du centre Carrefour et responsable de la formation des militants des mouvements d'action catholique locaux, «nous sommes en deuil». A la Conférence épiscopale de l'océan Indien (CEDOI), l'évêque de Rodrigues fera part de la non-participation des délégations de Madagascar et de La Réunion à la rencontre interîles JOC.

Le père Jean-Pierre Bourget, collaborateur ponctuel auprès de la Coordination internationale de la Jeunesse ouvrière chrétienne (CIJOC), a fait part de son rôle auprès de cette instance. De son côté, l'aumônier national de la JOC, le père Eddy Coosnapen, a axé son intervention sur la

fidélité du mouvement à suivre la pédagogie du cardinal Joseph Cardjin, fondateur du mouvement. La JOC, réaffirme-t-il, prend en compte la vie des jeunes dans toutes ses dimensions. Avec la mondialisation, le monde n'est plus isolé, car nous sommes pris dans cette spirale où l'économie a pris le pas sur l'être humain. «Cette semaine de réflexion sera un temps d'espérance pour la jeunesse de nos pays. Eux qui ont foi en l'avenir.»

André Emilien, permanent de la JOC, a rendu un vibrant hommage à feu Antoinette Prudence. Elle, qui, dit-il, prônait des actions libératrices. Une minute de silence fut observée en sa mémoire. Prisca Labour-Casimir, présidente de la JOC, a dit sa joie que Rodrigues accueille, pour la deuxième fois, cette rencontre sous-régionale. «Notre thème nous permettra de partager, d'échanger mutuellement et de formuler des propositions concrètes. Le fléau du chômage touche toutes les îles. Face à cela, il est impératif que nous soyons créatifs tout en faisant preuve d'esprit d'initiative», a-t-elle affirmé. Il faut, a-t-elle ajouté, développer le sens de la solidarité régionale pour permettre à tous de survivre à travers le commerce équitable et solidaire pour le développement de nos talents. «Anou gete ansam kouman kapav ede pou konstrir enn Royoim Bondie pou rann lemond pli zis», a conclu la présidente de la JOC Rodrigues.

Tous les orateurs ont eu une pensée spéciale pour Antoinette Prudence. Durant cette manifestation, outre le temps de travail, les jocistes auront l'occasion de se distraire à travers des soirées culturelles et la visite d'équipes JOC de base. Deux jocistes mauriciens ont fait le déplacement pour cette rencontre régionale.

Jean-Gérard Gaspard


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