Vocations


Espace-Témoins accueille Robert Jauffret

Le mercredi 21 mars dernier, le Foyer La Source a accueilli une vingtaine de jeunes de différentes paroisses de l'île pour se mettre à l'écoute du père Robert Jauffret, curé de la paroisse Sainte-Thérèse, Curepipe, venu témoigner de sa vie en tant que prêtre et comment il vivait le mystère de son baptême.

«Espace-Témoins se veut être un lieu où des jeunes en recherche peuvent se retrouver autour d'un témoin et écouter son récit d'appel de sa vie d'homme ou de femme baptisé aujourd'hui», explique le père Georgie Kenny, responsable du Foyer.

Cela fait quelques mois déjà que ces rencontres mensuelles permettent à des jeunes de se retrouver autour d'un invité. Christopher Adolphe, de la paroisse Sainte-Thérèse, assistait à sa première soirée Espace-Témoins. Et il en est revenu conquis. «J'ai bien aimé l'atmosphère et l'ambiance, surtout qu'en venant ici, je ne savais pas trop ce qui m'attendait. J'ai été heureux de rencontrer d'autres jeunes comme moi qui sont très actifs dans leur paroisse.»

Trois étapes

Une soirée qui s'est déroulée en trois parties : a) une messe, concélébrée par les pères Kenny et

Jauffret, a d'abord réuni tout le monde dans la chapelle du Foyer ; b) un briyani de légumes a été partagé comme dîner ; et, c) une rencontre jeunes/Robert Jauffret. Les jeunes se sont d'abord présentés avant d'échanger avec le père Jauffret, ordonné il y a 40 ans et en poste à Sainte-Thérèse depuis dix ans.

Le père Jauffret, avec sa bonne humeur coutumière, a relaté des pans de sa jeunesse à Curepipe. Bien qu'il fût très engagé dans sa paroisse (Ste-Thérèse) et qu'il fréquentait le collège du Saint-Esprit, qu'avaient fréquenté de nombreux prêtres, l'intervenant n'avait «pas de but précis dans la vie». Le jeune Jauffret dit avoir été frappé par les propos de Noël Kœnig, jeune prêtre qui venait d'être affecté à Curepipe : «Et dire qu'il y a des jeunes qui pourraient être prêtres, mais qui ne le veulent pas.».

Phrase qui devait le marquer et changer radicalement sa vie. Après un cheminement, il rejoint d'abord le séminaire d'Angers, puis celui de Nantes, en France, pour se faire prêtre. «J'y ai vécu une expérience extraordinaire.»

Accompagnement des jeunes

A son retour à Maurice, il opte pour l'accompagnement des jeunes, étant «très à l'aise avec eux». Il relate avoir «été extrêmement choqué par la souffrance de certains jeunes, surtout des drogués».

Le père Jauffret a raconté ses passages à Quatre-Bornes (Rosaire) et à Beau-Bassin (Sacré-Cœur) avant d'être affecté à Sainte-Thérèse, où il «vit une véritable expérience de travail d'équipe» avec l'Equipe d'animation paroissiale (EAP) et le Conseil pastoral des jeunes (CPJ), lui le partisan d'un réel partenariat laïcs/prêtres dans la gestion et l'animation d'une paroisse.

A une question d'un jeune lui demandant comment il avait vécu sa vie au séminaire, il a provoqué des fou-rire quand il affirme qu'aujourd'hui, «on fait un peu plus confiance aux jeunes séminaristes». Suivirent alors plusieurs anecdotes provoquant l'hilarité générale sur le quotidien de sa vie au séminaire.

Pour Robert Jauffret, «il est important que chaque jeune puisse trouver sa voie et prendre du temps pour se mettre en route». Il a ajouté qu'il faut «savoir s'arrêter pour se demander où l'on va et ne pas se perdre en chemin».

Après cela, les jeunes rencontrés par La Vie Catholique se sont dit enthousiasmés par le témoignage du père Jauffret. Ils ont tous affirmé n'être nullement découragés par l'emploi du temps chargé des prêtres, estimant même «sympathique cette vie d'engagement en faveur des autres».

Andy Bignoux

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