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Conseil pastoral paroissial

La famille, pilier du progrès et de la foi chrétienne

Pêcheurs en colère

Mardi dernier, il fait plus chaud que d'habitude à Port-Mathurin. Les pêcheurs venant des quatre coins de l'île ont manifesté leur mécontentement après avoir pris connaissance du montant de leur allocation. Selon eux, il y a eu 16 jours de mauvais temps durant le mois de février. A raison de Rs155 par jour, ils auraient dû toucher Rs 2 480. Grande a été leur déception quand ils ont appris qu'ils n'allaient toucher que Rs 1 196. Ils se sont spontanément regroupés autour des bureaux de l'Administration pour faire entendre leurs doléances. S'adressant aux pêcheurs, le Chef-commissaire, Johnson Roussety, a expliqué que, selon la rapport de la météo, il y avait une grande disparité entre les différentes zones dans le nombre de jours de mauvais temps, Par esprit de justice, a affirmé Johnson Roussety, le gouvernement régional avait décidé de partager l'allocation à parts égales à chaque pêcheur. Si l'explication du Chef-commissaire a permis de disperser la foule, elle a été loin de satisfaire l'ensemble des pêcheurs, un grand nombre affirmant qu'ils avaient compris que le système de zones avait été aboli à Rodrigues. Comme pour la manifestation des pêcheurs de l'année dernière, l'événement a donne lieu à des commentaires et réactions politiques teintées d'une certaine violence verbale. Les deux scénarios se ressemblent, certains acteurs ont changé, d'autres jouent le même rôle avec des interlocuteurs différents. Au-delà de cet aspect il faut reconnaître qu'il y a dans toute cette histoire, espoirs nourris, déceptions et colères.

Benoit Jolicœur


Les responsables des forces vives sur le territoire paroissial de St-Gabriel se sont réunis pour la première rencontre de travail du Conseil pastoral paroissial (CPP) le samedi 17 mars au centre François Thévaux. Animés par l'Équipe d'animation paroissiale (EAP) et le curé, le père Eddy Coosnapen, cette matinée de travail a été riche en partage et confrontation d'idées.

Le père Coosnapen a fait un récapitulatif des résolutions retenues lors du congrès paroissial tenu en 2004. Pour lui, la famille est le pilier et du progrès social et de la foi chrétienne. Les enfants, les jeunes et les adultes sont appelés à prendre leur place dans la société et dans l'Église. Tous nous œuvrons à l'évangélisation sur la paroisse, selon notre charisme propre. Il faut bâtir plus de solidarité entre nos instances paroissiales. Les membres de l'EAP ont redit le rôle et la mission de celle-ci. Les représentants des groupements sur la paroisse ont fait part de leurs objectifs, missions et calendrier de travail pour 2007

Un programme très étoffé

Le Centre de préparation au mariage et celui du baptême recruteront d'autres animateurs. Leurs programmes de formation seront révisés pour les adapter aux nouvelles exigences de la société. L'antenne paroissiale de Caritas misera sur l'accompagnement des petits projets économiques des gens démunis. Avec le soutien des agents scolaires, cette cellule viendra en aide aux écoliers éprouvant des difficultés à avoir leur matériel scolaire.

La commission jeunes préparera un spectacle pour la veillée de Noël. Face à la perte de repères dans la société, le Group Zom réfléchira sur leur rôle dans l'éducation familiale et l'éveil à la foi.

L'assemblée a mis beaucoup d'accent sur le rôle des hommes dans les situations liées à la pauvreté et l'effritement des valeurs et des repères. Quelle est la place de ces derniers dans la société et dans l'Église ?

Il y a eu des interrogations sur le sens de la fête en lien avec la première communion, le baptême et le mariage dans un pays où la misère est palpable. Le père Eddy Coosnapen a insisté pour que les instances paroissiales travaillent en interaction et en collaboration. Il faut, dit-il, faire remonter les diverses actions menées dans les célébrations dominicales, en sus des temps forts de l'Eglise. Une rencontre plus large est prévue pour débattre des questions liées aux problèmes familiaux et les mœurs pour dégager une synergie commune.

Jean-Gérard Gaspard

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