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Fête nationale


Raouf Bundhun : «Les adversaires politiques ne doivent pas se considérer comme des ennemis»

* «Majorité et minorité doivent travailler ensemble, la main dans la main», affirme le vice-président de la République

Le vice-président de la République, Raouf Bundhun, était l'invité d'honneur pour les célébrations marquant l'an 39 de l'indépendance et l'an 15 de la République. Il a assisté à la cérémonie officielle à Camp-du-Roi le 12 mars. La veille, il a donné une réception à la Résidence, à Port-Mathurin. Il a profité de l'occasion pour souligner que les électeurs de Rodrigues ont choisi démocratiquement leurs nouveaux dirigeants au mois de décembre dernier. Il a demandé à ces derniers de «travailler pour le bien-être de tous les Rodriguais, sans tenir compte des appartenances politiques».

Citant l'exemple de SSR, qui a eu des relations très cordiales avec Jules Koenig, le leader du PMSD à l'époque de l'indépendance, Raouf Bundhun a déclaré que les adversaires politiques à Rodrigues ne doivent pas se considérer comme des ennemis. Dans le même ordre d'idées, à Camp-du-Roi, le vice-président a avancé que «mon souhait le plus cher, c'est de voir la majorité et la minorité de l'Assemblée régionale de Rodrigues travailler ensemble la main dans la main pour le bien de l'île».

Pour une nouvelle culture de travail

Poursuivant son discours officiel, Raouf Bundhun a souligné la nécessité pour tous de se mettre au travail après l'alternance de décembre dernier. «Dorénavant, il faut se mettre résolument au travail, déterminer ses prior

ités et se retrousser les manches. Toute l'île Rodrigues doit adopter une nouvelle culture de travail et s'y mettre sans compter. Il faut que le Rodriguais soit encouragé à se jeter dans l'arène de l'entrepreneuriat. Il faut qu'il devienne un producteur, qu'il ne se contente pas d'être seulement un consommateur. Les Rodriguais doivent graduellement se prendre en charge. Ils doivent travailler vers un désengagement de l'Etat et œuvrer vers la naissance d'un secteur privé rodriguais.»

Aller plus loin dans la décentralisation

Pour le Chef-commissaire, Johnson Roussety, la présence de cette foule au stade de Camp-du-Roi est un témoignage de la fierté des Rodriguais d'appartenir à la République mauricienne. Il a exprimé le souhait que la République soit attentive au désir de Rodrigues d'aller plus loin dans la décentralisation en matière fiscale et administrative. Il a ensuite rendu un vibrant hommage au père de la nation, SSR ; et à sir Gaëtan Duval, «un ami de Rodrigues qui, au moment de l'indépendance, a su mettre de côté les clivages politiques au profit de l'intérêt national».

Benoit Jolicœur

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