Messe pour la paix


Pour une égalité des chances

La traditionnelle messe pour la paix, organisée chaque 1er janvier par la Commission Justice et Paix (CJP), a été célébrée lundi dernier en l'église St-Sacrement, Cassis. La cérémonie a été présidée par Mgr Maurice E. Piat et concélébrée par les pères Gérard Mongelard et Jean-Max Coowar. Egalité des chances était le thème de la célébration et ce dans trois domaines en particulier : éducation, logement et santé. Cette célébration a également été marquée par une forte présence des «soldats» du Groupe A de Cassis.

En ce début d'année, Mgr Piat a, dans son mot d'introduction, invité toute l'assistance à prier, réfléchir et prendre une résolution pour travailler pour la paix. Il a mis en exergue les mots du pape, Benoît XVI, qui rappelle que le fondement de la paix réside en le respect de la personne humaine. Il a profité pour remercier le Seigneur pour tous ceux et celles qui travaillent à l'avancement de l'éducation ; pour les soins prodigués aux victimes de l'alcool, de la drogue et du sida ; ainsi que pour ceux qui pensent à donner un logement décent à ceux qui n'en n'ont pas. Il n'a pas manqué d'axer sa prière afin que le Seigneur suscite en l'an 2007 d'autres artisans de paix dans le pays.

Entretenir la santé

Dans son homélie, le père Jean-Max Coowar a parlé des vœux échangés en ce début d'année. «Que le Seigneur habite nos

vœux», a-t-il souhaité. Des vœux auxquels est souvent mêlée la santé. Le prédicateur a beaucoup insisté sur la santé spirituelle, celle du cœur, celle de la foi. «Ne serait-il pas intéressant de nous interroger aussi sur les moyens que nous nous donnons pour entretenir la santé de notre cœur spirituel ?»

Le père Coowar a invité tous les fidèles à prendre pour exemple Marie, source de sérénité, de bonheur, de santé et en qui habite une unité profonde. Marie, dit-il, prenait du recul face aux événements et les lisait dans la foi pour en chercher le sens. Pour conclure, il a invité l'assistance à dire merci à Dieu. Mais en même temps, il a exhorté à ne pas oublier : a) toutes ces familles exploitées, déconsidérées, miséreuses, marginalisées et aussi celles qui n'ont pas un toit convenable en 2007 pour vivre ; b) tant d'injustice et de fautes professionnelles dans le domaine de la santé ; c) tous ces enfants ayant échoué aux examens en raison de la compétition et l'injustice qui ne leur permettent pas d'être égaux aux autres.

A la fin de la cérémonie, Lindsay Morvan, président de la CJP, a invité toute l'assistance à des actions communes en faveur de la paix. «Comment peut-on avoir la paix sans justice ?», s'est-il demandé.

Sandra Potié

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