ADULT ESSAYS

SIR KHER JAGATSING MEMORIAL PRIZE

Open to Adults: First Prize

Winner’s Name: Rajendra Gopal

"L’hindouisme a démontré sa capacité d’absorber en lui de nouvelles idées sans changer l’essence de sa philosohie ou la saveur de ses pratiques religieuses, ses formes artistiques et littéraires. Par dessus tout, l’hindouisme a promu une attitude à la vie qui permet et encourage même la variété. Il a cherché l’unité dans la diversité de l’expression culturelle. L’hindouisme est la contribution de l’Inde à l’héritage de l’humanité".

Swami Harshananda. Hinduism through questions & Answers.

Le secret du succès de l’hindouisme à travers les âges a été son remarquable sens d’adaptation. Commentez.

L’hindouisme est une des plus vieilles religions, sinon la plus vieille du monde. Ses racines remontent à l’ère préhistorique en Inde. Bien que la plupart des hindous habitent l’Inde, il va sans dire que la littérature et la philosophie hindoues ont exerçé une influence indéniable sur des millions de gens de par le monde.

"L’hindouisme est un mot à multiples significations d’où l’impossibilité de donner une simple définition" écrit A. G. Mitchell en introduction à son oeuvre Hindu Gods and Goddesses. Il poursuit: "une des significations couvre la religion de l’Inde qui fut introduite par les aryens et qui a été presque continuellement modifiée depuis en relation aux enseignements d’autres religions (y inclus la religion folklorique), au développement des idées et aux besoins des communautés locales. Donc, c’est un amalgame de sectes, cultes et doctrines qui a eu un effet profond sur la culture indienne".

Cette introduction fort perspicace d’A. G. Mitchell démontre d’une façon on ne peut plus lucide à quel point l’hindouisme a su se conformer, au fil du temps, à la réalité des choses. La faculté d’adaptation de l’hindouisme réside en ses enseignements que ne se fondent pas sur l’idée d’un homme. En d’autres mots, c’est la religion de Dieu. L’hindouisme prie une Réalité Suprême, connue sous différents noms, et enseigne que toutes les âmes réalisent finalement la vérité. Il n’y a pas d’éternel enfer, pas de damnation. "Il [l’hindouisme] accepte tous les chemins spirituels sincères"1 précise Sivaya Subramuniyaswami au chapitre 30 de son livre Dancing with Siva. Ainsi lorqu’on sait où commence et où termine quelque chose, tout ce qui se passe à l’intérieur de cet espace de temps qui existe entre le début et la fin, a lieu en fonction du fondement établi et par rapport aux buts ciblés. Toutes les modifications apportées à la façon de procéder ne changent rien en ce qui concerne le fond.

Il est presqu’inévitable toutefois que modifications il y en aura en ce qu’il s’agit de la forme de procéder d’où le fait que plusieurs écoles de pensée philosophiques en sont découlées de l’hindouisme, au sein duquel se sont aussi émergé de multiples sectes. En passant, six de ces écoles de pensées sont très répandues notamment la nyaya, la vaisheshika, la sankhya, la yoga, la purva-mimamsa et la vedanta alors que l’hindouisme connait quatre sectes majeures à savoir le saivisme, le Saktisme, le Vaishnavisme et le Smartisme. Bien que les chemins spirituels varient, on est toujours à la recherche d’une seule Vérité, LA VÉRITÉ.

L’hindouisme, il est vrai, est une religion qui a su s’adapter à travers les âges avec les situations données, car cette religion, comme le disait si bien le Swami Vivekananda, ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur. A titre d’exemple, la dévotion dans l’hindouisme s’associe directement au tempérament de chaque individu. En d’autres mots, la nature même de la dévotion n’est pas imposée: pour se réaliser certains murmurent des mantras, hymnes sacrés. Par contre d’autres croient que ce n’est qu’en vénérant un idole qu’ils peuvent se réaliser. Encore d’autres sont d’avis qu’on n’atteint la Moksha qu’à travers la méditation. C’est pour démontrer à quel point la dévotion n’est pas limitée à une pratique qui doit être strictement, si on peut dire aveuglement, observée. La clé de tout succès spirituel dans la philosophie hindoue est "de savoir et de voir pour soi."

Cette liberté accordée aux adeptes de l’hindouisme caractérisé par sa puissante capacité d’adaptation, a été à la base de la réussite de cette religion qui ne cesse de se répandre de par le monde. Justement, il ne faut pas perdre de vue qu’avant tout, l’hindouisme est une religion universelle qui a le mérite de prôner la tolérance. Loin d’être une de ces religions qui transforment l’homme en un être atteint de psittacisme, l’hindouisme est une religion qui tolère. Au fait, il satisfait à la fois les grands penseurs et les communs des mortels, ainsi il s’adapte facilement à des contextes les uns plus variés que les autres et ne prône pas l’ésotérisme religieux. On note en cela, bien évidemment, les caractéristiques accomodantes d’une puissante religion. Pour être plus clair, la force incontestable d’une religion réside dans sa puissance incontestée à s’adapter.

C’est ce qui a été bien entendu le cas de l’hindouisme qui a su se conformer, comme le souligne l’auteur de Hindu Gods and Goddesses, aux besoins et aux exigences des communautés selon l’époque donnée. En passant, il serait bon de faire ressortir que la théologie note l’indifférence de la pensée hindoue à l’histoire, c’est peut-être bien la raison principale pour laquelle il est extrêmement difficile d’établir un ordre convenable des évènements du passé. Sir Charles Elliot dit que "le vrai esprit religieux ne se soucie pas de l’histoire de la religion". En effet, les écrivains et les dirigeants religieux se souciaient très peu de la date de leur ouvrage car ils étaient plus intéressés par la vérité de l’expérience et de l’efficacité de leurs doctrines qu’aux circonstances qui ont enfanté ces dernières. Ne pas se soucier de la date est une indication de la liberté, la tolérance qu’accorde l’hindouisme à tous ceux intéressés à dire, à dévoiler, à écrire et à révéler des choses qui lui sont relatives. Ne voit-on pas là une tentative combien réussie de l’hindouisme à s’adapter aux circonstances?

Le trait de caractère que sont la tolérance, la liberté d’interprétation, fait de l’hindouisme une religion grandement différente des autres. Si les autres religions, comme on vient de le souligner il y a quelques paragraphes de cela, ont un fondateur, l’hindouisme est quant à lui impersonnel et "Apaurusheya, c’est-à-dire sans origine humaine".1 De plus, il diffère de certaines religions qui elles sont austères et strictes. Justement, le concept de Dharma a été analysé en toute profondeur dans l’hindouisme. Quasiment toutes les activités entreprises sont liées, directement ou allusivement, au Dharma qui englobe des aspects tant théoriques que pratiques. Le Dharma qui signifie religion, coutumes, l’observation de la communauté, le droit de chaque individu, le bien-être social, le mérite moral, les vertus, l’honneur, la justice sous toutes ses formes, la bonne conduite ... pour ne citer que ceux-là, est évolutif et pragmatique. L’hindouisme est capable de recevoir certaines qualités, de subir certaines modifications. De ce fait, il est caractérisé par l’attitude de s’adapter à toutes les situations qui se présentent.

L’hindouisme a une longue histoire des tendances divergentes où de nouvelles doctrines et des idéaux nouveaux ont été ajoutés afin de faciliter la tâche des lecteurs et du public en général. Par exemple, vers le sixième siècle avant Jésus Christ, des mouvements pour la réforme de l’hindouisme notamment le Jainisme du Seigneur Mahavira et le Bouddhisme de Gawtama Buddha, virent le jour. Ces mouvements avaient pour buts de rendre plus accessible l’hindouisme à tout le monde car il y avait à cette époque une confusion intellectuelle à travers laquelle des principes et des idéaux religieux n’étaient pas bien cernés par les gens. Au fait, il était question d’un problème linguistique. Les textes sacrés étaient tous en Sanskrit et cette langue n’était ni le vernaculaire ni le véhiculaire des gens. Un vrai problème de communication se posait d’où l’initiative des mouvements réformateurs à en pallier en réinterprétant les idéologies hindouistes selon les besoins de la société.

Les hindous trouvent leur crédo sur les anciens Védas, un mot dérivé de Vid signifiant "connaître". Dans son discours historique devant la Ethical Society, Brooklyn, à la Pouch Gallery, avenue Clinton le 30 décembre 1894, le Swami Vivekananda lança une phrase lourde de significations : "Ma religion est d’apprendre"1 L’hindouisme s’est toujours adapté avec son temps. Il a accueilli d’autres cultures et religions. Il a toujours été ouvert aux autres cultures et religions.

Vers la fin du dix-huitième siècle et durant plus de la moitié du dix-neuvième siècle, l’Inde fit face à de nombreuses difficultés. La tendance indiquait une nette dégradation à tous les niveaux qu’ils soient social, politique, culturel, économique, éducatif, religieux ou spirituel. Ce relâchement était principalement dû à l’ignorance, au manque de liberté d’expression, à la supériorité écrasante de la classe brahmine, aussi un besoin de corriger se fit-il sentir. C’est alors que des illustres hindous tels Rishi Dayanand Saraswati, Shri Keshav Chandra Sen, Ranade, Ramakrishna Paramhansa vinrent avec des réformes, de nouveaux schémas éducatifs fondés sur la stabilité, la libération des influences extérieures et l’accessibilité à l’éducation.

Quant à Shri Raja Ram Mohun Roy, initiateur de plusieurs mouvements socio-culturels en Inde, il préconisa un mélange de styles indiens avec une éducation orientée vers l’ouest. Justement, ces mouvements socio-culturels qui regroupaient d’innombrables fils du sol indien étaient pour une fusion d’idées et de pratiques d’où l’introduction de la littérature arabique dans le programme scolaire dans l’élan de réorienter l’Education Nationale Indienne, selon les principes de Shri Raja Ram Mohun Roy. Un fait est notable ici, l’hindouisme est loin d’être une de ces religions qui pratiquent le prosélytisme. On ne retrouve pas dans l’hindouisme le zèle ardent pour recruter de nouveaux adeptes pour tenter d’imposer ses idées. L’hindouisme ne crée pas de prosélytes, de ce fait, ce n’est pas une religion qu’on embrasse sans raison. L’hindouisme est libéral : toute réforme, toute suggestion, toute modification, à condition qu’elles visent le bien-être de l’individu adepte de l’hindouisme, sont acceptées.

Dans l’histoire socio-politique contemporaire, l’hindouisme a su s’adapter pour jouer un rôle d’une extrême importance, justement pour le bien-être non seulement de ses adeptes mais de ceux aussi qui ne sont pas de foi hindoue. Pour illustrer cela, il suffit d’analyser la lutte menée par le Mahatma Gandhi qui a conduit la grande péninsule vers son indépendance tout en prêchant l’Ahimsa, la "non-violence". Fondée sur l’individualité et la compassion universelle, l’Ahimsa qui est un des stades (yamas) de l’ashtanga yoga, a été à la base du processus d’indépendance de l’Inde, rappelant ainsi le rôle joué par l’hindouisme pour délivrer l’Inde de l’invasion des Mongols qui n’hésitaient pas tout comme les Anglais à imposer leur culture et leur art. Quelques années plus tard, aux États-Unis, Martin Luther King usera la même technique (la ‘non-violence’) pour délivrer les noirs américains de leur ghetto racial rempli de préjugés. Ne croit-on pas voir ici une résonance de l’Ahimsa dans ce pays qui subissait déjà au dix-neuvième siècle des influences de l’hindouisme?

Si les récentes réformes sont plus fraîches dans l’esprit des gens, il va sans dire que déjà à l’ère upanishadique, des modifications furent apportées pour le bien-être de l’individu. D’autres modifications furent entamées par Sri Krsna qui mit fin aux disputes concernant la supériorité relative de la Jnana, la karma et la Bhakti, établissant l’équilibre et l’harmonie entre ces formes variées des disciplines spirituelles.

D’autres dirigeants religieux réformistes dont les noms méritent d’être mentionnés sont Sankaracharya (qui rétablit la religion védique), Ramanuja, Madhva, Vallabha, Chaitanya, Sankaradeve, Basava, Ramananda, Kabir, Tulsidas, Mira, Tukaram, Purandavadasa, Annie Besant, Ramana Maharishi, Shri Aurobindo. Tous ces illustres adeptes de l’hindouisme ont aidé ce dernier à s’adapter aux différentes situations à travers les âges, et ce pour le bien-être de l’individu-adepte.

L’hindouisme, au fil du temps, a dépassé les bornes d’une religion pour être "une façon de vivre (...) c’est un idéal aussi déterminable et définissable en termes de la réalisation de soi"1 écrit Balbir Singh dans son livre Indian Metaphysics. Dans sa longue description de la religion telle qu’elle est perçue par les Indiens, Balbir Singh précise qu’"elle (la religion) consiste à la perception spirituelle de la vérité (darshana) comme formulée par la métaphysique"2 De ce fait, il ne faut pas confondre l’hindouisme à la magie, au mythe ou au mysticisme. L’hindouisme est devenue un mode de vivre, d’agir, de réfléchir à tel point que "la croyance dans l’existence de Dieu n’est pas nécessaire d’être religieux (...) Il existe des systèmes tels que le Samkhya et le Mimamsa qui sont non-théistes et, cependant ils proposent une philosophie de religion".3

Il va sans dire que l’hindouisme diffère de toutes les religions existantes. Une des caractéristiques de ces dernières est leur opposition (dans certains cas on note une opposition diamétrale) à la Science, en d’autres mots à tout progrès scientifique. Dans l’hindouisme, la science est considérée et étudiée comme une aide précieuse indispensable à l’humanité car elle pousse à la découverte de multiples vérités sur la nature — le monde matériel, le Prakriti. Une partie des quatre védas — textes sacrés hindous — L’Ayurved est un livre sur la science médicale. L’hindouisme étant "une façon de vivre", a su marcher avec son temps.

Le secret de la réussite de l’hindouisme à travers les âges a été, sans doute aucun, sa façon remarquable à s’adapter aux situations données car l’hindouisme n’est pas qu’une simple religion. Il est une façon de vivre au sens le plus large de cette expression. Sans paramètres établis humainement, sans impositions préconçues, l’hindouisme a franchi, et ce depuis belle lurette, toute limitation pour être au service de ses adeptes et même au service de ceux qui n’en sont pas. Pour plagier l’érudit français Jacolliot, on peut dire que l’hindouisme est la fontaine de toutes les connaissances et de toutes les vertus.

BIBLIOGRAPHIE

Livres

1. Harshananda, Swami. Hinduism through questions & answers. Mylapore Sri Ramakrishna Math 1984.

2. Mitchell, A.G. Hindu Gods and Goddesses. Nouvelle Delhi UBS Publishers’ Distributors Ltd., nlle éd. 1996

3. Rolland, Romain. The life of Vivekananda and the Universal Gospel (Trad. E.F. Malcolm Smith) Advaita Ashram nlle éd. 1995

4. Subramuniyaswami, Sivaya Dancing with Siva: A. Hindu Catechism Californie. Himalayan Academy 1990.

5. The World Book Encyclopedia, Chicago World Book Inc. 1991.

Vol 9 (Série H)

Journaux

1. Le Trident - Vol I No.9, 15-30 juillet 1993

2. Le Trident - Vol I No.10, 3 juillet - 15 août 1993.

 SIR KHER JAGATSING MEMORIAL PRIZE

Open to adults: 2nd Prize

Winner’s Name: Amal Bhinda

Title: The secret of Hinduism’s success through the ages has been its remarkable adaptability. Comment.

Hinduism being a religion based on the teachings of the Vedas has immensely helped the Hindus to adapt themselves to different situations in life. Despite the adverse influences of other religions, Hinduism still stands as the mother of religions in the world.

During the Vedic age, Hindus were adoring different Vedic gods and goddesses such as Indra, Vayu, Agni, Soma, Aditi and so on. Some scholars have mentioned that this was a practice of polytheism. However, according to the Vedas, truth (God) is one despite the fact that different names are given to him.

"Ekam sat vipra bahudha vadanti"

Far from being a criticism, the worship of the different gods in Hinduism shows the great respect that man has towards the forces of nature. These gods are the natural forces which help man to survive. Man needs warmth from the sun, water from the sky, air and other requisites to exist. Therefore, it becomes part of his duty to worship and adore those forces of nature which are forms of the one Supreme Eternal God. It is similar to the different tributaries flowing from different directions but leading to one destination, the ocean. This shows how Hinduism has been able to adapt itself to that period of confusion.

Besides, it has always been the greatest urge of man to know about life after death. Even up to now, science has not yet been able to determine whether life continues after death or not. However, life is a combination of pleasures and sufferings. For advanced seekers of Hinduism, those pleasures are momentary, as they all end up in death. This has given rise to Buddhism. The question of death has been a riddle of mysticism and has been treated in the Upanishads. This secret is very difficult and is attainable only by those who have reached the state of self-realisation.

Hinduism is a religion for the masses as well as for advanced spiritual seekers. The secret of death as echoed in the Upanishads is a perpetual challenge to those great seekers. Today, we can see that many yogis and sages are dealing with such matters without the help of science. This shows the greatness of Hinduism and its adaptability to the living environment.

Besides, the ethical ideals of Hinduism are pragmatic by nature. Those ideals have been able to adapt themselves to time for the welfare of its believers. Though Truth is equated to God, yet a man can lie in certain circumstances for the benefit of mankind. For example telling a lie to save the life of a man is in no way considered as a sin. If a soldier accomplishes his duty perfectly by killing his enemies on the battlefield, he incurs no sin. Thus, Hinduism has been able to adapt itself to the needs of man for his benefit. This is why it is considered to be more a way of life than a religion. It penetrates the life of each individual till the latter reaches the state of perfection.

Hinduism has always shone as a religion to show man the right path in life. Besides, its virtues and values have flourished splendidly throughout the ages adapting themselves to the needs of men. In order to avoid destruction among men, Hinduism holds that every man is an offspring of God and therefore, there should not be any sort of distinction between fellow creatures. If we all come from that divine being, we are all equal in nature. It has been seen that the domination of the priestly class on the masses had caused a great harm to the Hindu society. Hinduism being a practical religion promotes the idea of brotherhood and friendship towards mankind. According to the scriptures, a Brahmana becomes a Brahmana by his inner qualities and not by his birth. This shows the greatness of Hinduism whereby it does not only preach equality among men but also holds that the duty of a man is to protect God’s creation and not to destroy it. If man is the creation of God, he does not have the right to cause problem to other beings.

Moreover, during the age of the Brahmanas and the Upanishads, God was worshipped by means of sacrifices and speculative experiences. However, many people could not suit themselves to sacrifices or speculation. They wanted a simpler method of approaching God, and this came soon after in the Epic Age. Thus, as a dynamic religion, Hinduism has been able to adapt itself to the need of these people since the concept of "avatara" came into force and many people started caring about religion and the ways of approaching God. God was then conceived in personal form e.g. mother, brother, sister, father, friend, and so on. This again shows how Hinduism can adapt itself to a situation. It has given Man a golden opportunity in his spiritual endeavour.

During the medieval period the Hindu society was sapped by many evils. It was a dark era in the history of Hinduism. Owing to these evils, many Hindus were on the threshold of being converted either to Islam or to Christianity. However, that period of utter darkness was enlightened by the concept of Bhakti. The Bhakti Movement came into force and consolidated the Hindu faith.

This was a great achievement for Hindus who had fallen into the jaws of superstitions. The rise of Bhakti Movement and Bhakti cult gave them intense faith in their worship and prevented them from being converted. This power of adaptation can be considered as a real secret of Hinduism which has been able to uphold its own glory and safeguard the interest of its followers.

Moreover, India was under British rule for many years. Who knows if India did not achieve Independence, Hinduism would have lost its glory. In order to safeguard India and preserve Hinduism, Mahatma Gandhi used a technique known as Ahimsa or non-violence which is one among the greatest forces of Hinduism. Today it seems impossible for a statesman to achieve the Independence of a nation by non-violence. The only way to achieve it is by war. This shows that in a period of crisis, Hinduism has been able to adapt itself and increase the faith of its followers and believers.

Besides, Karma has also played an important role in improving the acts of man. Being one of the basic features of Hinduism, Karma means work and the result of our work. In Hinduism, Karma is considered as a way to improve the acts of man. It states that as one sows, so must one reap. Thus, it has been giving mankind the opportunity to clean his acts so as not to reap any bad result. Through the ages most people have been thinking upon their actions. Till now, man thinks before doing something. As a result, Karma has also stood as a mental process since it helps man to think well before coming to a decision. Karma is contrary to fate or destiny. In simpler language, a man can build his own destiny by means of good acts.

Dr. S. Radhakrishnan has referred to karma as the game of playing cards where the player must know how to play so as to win the game. In the same way, the game of life has not been arranged or built for man beforehand but the latter must know how to act so that he can attain his ultimate goal. Besides, the law of karma is based upon the scientific law of cause and effect. For there should always be a cause for the effect to arise. No effect can arise without a cause. Thus, when this law comes into man’s daily life, it is quite obvious that as he sows, so will he reap. When we do something wrong we are responsible for the consequences. This shows the adaptability of Hinduism as it inspires man to do good so that he can reap good. It has also given man the idea about hell and heaven which are both found on earth. While performing a good deed, we enjoy a good result, this is called heaven and on the contrary, when we do an evil deed, we experience an evil result, that is hell. This is why we can see now how people are leaving this material world to enter that of spirituality. It has given mankind the opportunity to detach himself from materialism and to attach himself to spiritualism. Many leaders in the entire world have adopted this Hindu concept by having their names printed in the pages of the history of the world. Some of them have even worked for their countries and for the good of people without any interest in return. They are Swami Dayananda, Vivekananda, Gandhi, Aurobindo, Letch Vallessa, Kennedy and so on. In this way, Hinduism has shown its adaptability in life through the ages and till now it has a positive effect upon the mind of man.

In addition, Dharma or duty has also been a significant feature in Hinduism. As each and every person in the world has a specific duty to accomplish, the stability and progress of society can be assured if everyone performs his duty perfectly. Whatever may be one’s duty, one should perform it even- mindedly. Hinduism also holds that if one’s duty is to kill, one must kill without bothering about sins. This example is given in the Bhagavad Gita where Lord Krishna forced Arjuna to accomplish his duty as a Kshatriya (warrior) by killing the enemies. When such an example is taken in life, it gives man the opportunity to act freely without any doubt. In a period of war, when a soldier thinks of Krishna’s discourse, he won’t have any fear in killing his enemies. But when someone abstains from his duties and responsibilities, then he is called a sinner.

Hinduism has always been able to adapt itself to the different conditions of life in society. The beginning of the Modern age was an era of darkness in its history. Despite the different evils and malpractices that prevailed during that period, the Hindus have been able to manage and do away with them. There was a time when social distinctions among men became a great handicap to the Hindu society. Great leaders arose so as to put the valuable teachings of Hinduism into practice and get rid of the caste-barriers and distinctions. Those great reformers like Gandhi, Dayananda and Roy infused into the minds of the Hindus the sublime teachings of the Vedas about the varna dharma and placed them on the path of progress.

Thanks to its ability to move with time, Hinduism is known as Sanatana Dharma or the Eternal Religion. It gives full opportunity to man to evolve. Being a way of life, it exposes different paths to man and allows him to choose the one that suits him best. In the light of these arguments, it can be said that Hinduism is not only a religion but also a way of life that always adapts itself to save man from the jaws of evil and suffering.

References:

1. S. Radhakrishnan Indian Philosophy Centenary Edition Vol. I & II

2. B. N. Luniya Life & Culture in Medieval India

  1. Pandharinath H. Prabhu Hindu Social Organisation

may that mind of mine will what is good

  (Y.V. 34 - 1)